Episode 4

En Nouvelle-Calédonie, un banquier soucieux d’accumuler… de l’eau !

Pour ce quatrième épisode, en ce début de printemps européen, nous vous emmenons au soleil : dans les bureaux du Crédit agricole mutuel de Nouvelle-Calédonie.

Le CAM, représenté lors de notre interview par David Ugolini, directeur adjoint travaille depuis des années avec les agriculteurs locaux. Il les épaule dans leurs projets, mais il joue également un rôle d’aiguillon et presque de lanceur d’alerte, sur des problématiques de fond comme la pénurie d’eau ou l’absence de renouvellement dans les exploitations.

David nous raconte son quotidien et nous offre un aperçu des activités très denses du CAM.

Plus de 70% du marché

 

« Notre entité est complètement autonome par rapport au réseau Crédit Agricole que vous connaissez en métropole, explique-t-il pour commencer. Ici, nous sommes implantés depuis 1933 avec la même mission : financer les agriculteurs. Nous sommes 10 salariés et nous connaissons à peu près toute l’île… »

Agriculteurs, élus, collectivités… Le CAM est solidement ancré dans l’écosystème local. « Les éleveurs bovins représentent la moitié de notre portefeuille, ils travaillent en extensif ou semi-extensif. Viennent ensuite les céréaliers et grands cultivateurs, pour l’export notamment, et les maraîchers qui nourrissent la population de l’archipel. »

Les crédits que le CAM accorde portent donc aussi bien sur le financement d’un cheptel que sur la réalisation de clôtures de pâturage, la construction de docks, l’acquisition de machines agricoles, les campagnes d’embouche… Le tout, pour un en-cours annuel de 40 millions d’euros et 2 000 dossiers. « Nous finançons 70 à 80% du marché. »

 

Un territoire particulièrement risqué

 

La profession de banquier est naturellement sensible au risque. En Nouvelle-Calédonie on peut dire qu’elle est bien servie : chaque année, les cyclones détruisent une partie des récoltes.

« Les sécheresses sont de plus en plus dures et de plus en plus longues.  Les forêts ne jouent plus leur rôle de rétention et aucun ouvrage de substitution n’est prévu.

C’est la raison pour laquelle, depuis deux ans, nous avons accompagné la mise en place un grand forum de l’eau avec notre partenaire historique, l’AFD (agence française de développement). Il s’agit de défendre l’intérêt collectif de la profession. »

 

Les données au service d’une vision long terme

 

Autre enjeu de taille : le renouvellement des générations, accompagné d’un changement de modèle. « Aujourd’hui nous avons une agriculture qui fonctionne, mais sur un schéma ancien : elle reste très subventionnée par les pouvoirs publics. Notre rôle est d’aider le monde agricole à trouver des solutions moins gourmandes en fonds publics, plus innovantes et qui responsabilisent davantage chaque exploitant. Certains de nos dispositifs comme le prêt bonifié vont dans ce sens. C’est d’autant plus important que la moyenne d’âge de nos emprunteurs est de 56 ans. Pour attirer la prochaine génération, il faut rendre le modèle plus « sexy ». »

Le CAM mise donc sur une agriculture plus autonome, plus durable… et qui utilise largement les outils numériques. « Aujourd’hui, l’agriculteur n’a plus seulement les pieds dans la terre, il pilote une partie de son matériel depuis son smartphone. »

Les équipes du CAM se penchent également - et c’est tout récent - sur la population des artisans, confrontée aux mêmes problématiques. « Nous allons leur ouvrir nos solutions de financement. »

En amont de chacune de ces décisions stratégiques, il y a des données. « Elles nous sont précieuses, confirme David. Depuis 1999 et la mise en place de notre précédent système d’information, nous disposons d’outils statistiques. Nous les partageons avec le secteur public - sous une forme anonyme bien sûr. »

Sous cet angle, le CAM a fait un grand bond en avant en 2015, en décidant de revoir complètement son SI. « Lorsque je suis arrivé, un diagnostic de l’existant a été initié. Le SI est apparu comme le gros point noir. La technologie était devenue obsolète, incapable de suivre l’évolution réglementaire. Or, toute notre activité repose sur la gestion de données ! Nous avons donc investi dans un nouveau SI et c’est à ce moment-là que nous avons rencontré l’équipe de Xloan. »

Le CAM choisit une solution sur étagère plutôt qu’un développement sur mesure, comme cela avait été fait précédemment. « Nous savions qu’il y aurait quelques écarts par rapport à notre besoin, mais nous savions aussi que nous pourrions les combler ensemble. Et de fait, la solution est riche et adaptable. Nous bénéficions aussi de la sécurité apportée par un éditeur et par tous les utilisateurs qui éprouvent la solution avant nous. J’apprécie aussi de n’avoir plus à me soucier de rien, à chaque évolution réglementaire. »

 

David évoque enfin « une belle rencontre humaine », indispensable en l’absence de DSI interne : « J’ai trouvé en Xloan un partenaire. » Aujourd’hui, plus de 200 barèmes sont paramètres dans la solution : « J’ai l’esprit serein. »

 

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